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Beatbaking avec Alxi de CO-HOP

CO-HOP est un nouveau regroupement de beatmakers et de techniciens de son québécois. Ils travaillent d’une manière ou d’une autre avec beaucoup de rappers québécois en ce moment comme Riopel et Lexxik. Un mot avec Alxi.

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co-hop portraitMax— Comment est venue l’idée de rassembler des gens aussi différents pour CO-HOP ?

Alxi— L’idée de départ était de rassembler les points forts de chacun afin d’offrir la meilleure qualité possible à nos clients. C’est en discutant de l’état actuel du hip-hop que nous avons décidé d’unir nos réseaux et nos services sous un même toit.

Max— Les beats sur le site montre que Alxi/Soundbox est plus axé sur la composition et Dostie/Exceler, plus vers l’échantillonnage. Est-ce que c’est voulu d’être complémentaire ?

Alxi— Certainement, oui. Nos forces ne sont pas les mêmes tant au niveau beat qu’au niveau mix et c’est cette complémentarité qui rend notre relation créative et intéressante. Travailler à plusieurs sur un projet est définitivement plus motivant.

Max— Les membres de CO-HOP semblent partout si on se fie à la présence écrasante des projets relatifs aux membres dans le palmarès de Hiphopfranco.com. C’est un élément prévu pour le lancement du projet ?

Alxi— Mis à part le morceau avec Riopel (Y’as-tu une raison) qui était spécifiquement destiné à faire la promotion de la co-hop, il n’y avait aucune prévision de ce genre. Nous prévoyons tout de même refaire l’excercise avec différends mc afin de nous assurer d’une visibilité constante.

Max— Le site web de CO-HOP parle de « techniciens de son diplômé ». Plusieurs beatmakers sont autodidacte, est-ce que c’est une dimension importante pour CO-HOP ?

Alxi— Seul Alxi est diplômé, mais nous croyons qu’au niveau du mix il est important d’avoir certaines connaissances de base et de bien comprendre les différents outils mis à notre disposition, néanmoins il n’est pas essentiel d’être diplômé pour faire de bon mix, encore moins pour faire de bons beats. C’est un atout, that’s it.

Max— Vous faites aussi de l’enregistrement et pas seulement du beatmaking « pur ». Selon vous est-ce la différence entre un « beatmaker » et un « producer » ?

Alxi— Absolument pas. Un producer fait plus que créer, enregistrer ou mixer, il guide l’artiste et supervise chaque étape de la réalisation du projet. C’est définitivement quelque chose qui nous intéresse, mais à plus long terme.

Max— Denière question ; c’est le temps de faire de l’autopromotion ! Qu’est-ce qui s’en vient pour CO-HOP prochainement ?

Alxi— Nous travaillons présentement au prochain projet solo de Olivier Orange (Lexxik) qui est prévu pour cet été. Également pour cet été Dostie est en préparation de Updated volume 2 et de Jack’N Kein, un projet où il s’accompagne de musiciens live. S’en suivra le 2e projet de Moyaluv avec Dostie comme beatmaker cette fois à la place de Braka et puis l’album solo de Dostie.

http://www.co-hop.ca/

Alxi

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